Saturday, January 21, 2006

sous le soleil exactement

je prends un bon mois de vacances sous le soleil pour me défatiguer de ces dernières semaines éprouvantes.

à mon retour de lourdes responsabilités m'attendent. je ne sais pas si je serais aussi assidu ici que durant ces derniers jours. on verra bien...

Friday, January 20, 2006

le train de la vie (6)

khalil m'incitait fortement à me former à la gestion de projet. à l'entendre parler, il était tel un prosélyte qui s'efforçait à me mettre sur le chemin véritable de la foi. son discours, solennel et percutant, me convainquait qu'il s'agissait là d'une piste intéressante. il insistait sur le fait que mes capacités didactiques, mon profil de pédagogue, ma personnalité consensuelle... étaient autant d'atouts pour assurer ma réussite dans cette nouvelle aventure. comme d'habitude j'étais sceptique sur ma capacité à changer. il aura suffi de quelques semaines de campagne assidue de la part de khalil et d'une promesse de m'aider à trouver un travail dans le domaine pour que je me décide de changer de cap.

pendant ma formation, khalil m'a présenté ses amis qui travaillaient dans la gestion de projet. c'étaient autant de promesses d'emploi à l'issue de ma formation. et ce fût exactement le cas.

quelques mois plus tard, j'étais propulsé gestionnaire de projet dans une petite entreprise de technologies de l'information. la structure était légère et la hiérarchie assez plate. malgré sa petite taille, l'entreprise avait quelques gros clients. et pour commencer on m'avait mis sur un petit projet où il s'agissait de remplacer l'ancien coordonnateur, qui avait quitté l'entreprise quelques semaines auparavent.

rapidement je me suis rendu compte que j'avais le profil adéquat pour se ce poste. il me manquait toutefois une qualité primordiale : le sens du management. et aucune formation ne pouvait m'apprendre à gérer les "ressources humaines" comme ils les appellent si fièrement chez nous. je me rendais à l'évidence qu'il s'agissait d'une affaire de terrain. qu'il fallait que j'apprenne sur le tas comment concilier les positions, gérer les conflits, fédérer les énergies, créer les synergies, écouter, répartir les tâches, responsabiliser, animer, motiver... je n'étais pas préparé, la tâche me paraissait immense. et j'ai failli abandonner...

mais khalil était là, toujours à mon écoute. il me conseillait, m'aiguillait parfois même m'aidait à prendre des décisions importantes pour l'équipe que j'animais. son apport était crucial pour le démarrage de ma carrière de gestionnaire de projet.

mon immersion dans l'entreprise était aussi facilitée par la présence d'une belle brune dont j'ai croisé le regard quelques jours après mon arrivée dans l'entreprise. je ne citerai pas son prénom pour préserver son anonymat et notre intimité. je me contenterai de l'appeler O.

le train de la vie (5)

manuela et moi filions le parfait amour ou presque. un couple joyeux et tranquille avec ses hauts et ses bas. la vie, tout court.

grâce à elle j'ai pu décrocher un poste de formateur à l'issue de ma formation. je trouvais la vie agréable et presqu'insouciante. tunis me manquait, parfois la nostalgie était très intense. mais mes aller-retours réguliers calmaient cette envie des origines.

la joie et le bonheur n'ont pas empêché l'usure du temps d'entamer notre histoire. les responsabilités professionnelles croissantes de manuela aidant nous nous retrouvions de moins en moins, notre complicité, qui fait la force de notre couple, s'en était trouvée amoindrie. parfois, nous nous croisions entre deux voyages, nous nous saluions comme deux anonymes qui faisaient à peine connaissance dans le hall d'un hôtel ou le salon d'un aéroport. nos rapports devenaient minimalistes et une rupture tranquille était dans l'air. elle a été accélérée par l'aveu de manuela qu'elle avait un amant.

au moment de me l'annoncer, ses paroles ont résonné dans mes oreilles comme le bourdonnement ininterrompu d'un supplice infini. je n'avais pas écarté cette éventualité mais je ne l'avais jamais sérieusement envisagée. ma réaction était paradoxale. l'apparente quiétude avec laquelle je l'ai accepté contrastait avec la souffrance qui me minait de l'intérieur.

s'en suivirent de longs mois de déprime. pour fuir une dépression qui me guettait je me suis jeté corps et âme dans le travail. mais je me rendai compte qu'il ne me guérissait pas. j'ai alors avancé mon calendrier de formation pour rentrer me "reposer" à tunis.

à tunis, l'ambiance me paraissait étrangère. la ville, mes amis et mes proches étaient différents. je les trouvais envahissants alors que j'avais besoin de tranquilité. la ville me paraissait routinière et parfois banale et ses lieux qui m'exaltaient me plongeaient là dans la solitude et la mélancolie.

quelques semaines plus tard j'avais décidé de rentrer au bercail pour essayer de recoller les morceaux cassés de ma vie, sans manuela.

la vie a repris très lentement. j'ai négocié un allègement de mon planning professionnel pour me consacrer davantage à des activités récréatives. ça me faisait du bien. mais je ne m'étais pas retrouvé complètement. il y avait toujours comme un vide dans ma vie, une case manquante.

même si je n'étais pas moins malheureux, mon nouveau rythme de vie m'a permis de mettre à plat un certain nombre de choses. professionnellement je trouvais que je faisais du surplace depuis quelque temps. j'étais épanoui dans mon métier mais je n'évoluais pas. je traitais le même champ de problématiques. j'avais besoin de franchir un palier. mes collègues m'ont conseillé de changer de métier. ce n'était pas une proposition de changement radical car elle capitaliserait mes compétences. l'idée était tentante. mais c'était l'histoire du train qui revenait. dois-je le prendre, dois-je attendre la prochaine station. et si je restais là où je suis, après tout la stabilité est une source de quiétude et la tranquilité est tout ce dont j'avais besoin.

un ami intime tentait de m'aider à donner une nouvelle orientation à ma vie. il m'a convaincu de prendre un virage décisif...

le train de la vie (4)

quelques mois plus tard, j'apprenai que la poursuite du projet de coopération était menacée. les financements nécessaires au montage de l'antenne tunisienne manquaient. pour sauver le projet, il a été décidé de compléter ma formation et de reporter la dernière étape sine die. la situation était bizarre. car j'allais continuer une formation qui n'allait servir à rien. même mon futur statut de formateur international était compromis par le fait que je ne pouvais y prétendre qu'à la condition de faire prévaloir une expérience minimale du terrain en tunisie.

et j'avais commencé à prendre goût à la vie d'expatrié. et puis il y avait manuela...

manuela est portugaise. elle était l'une de mes enseignantes. elle me formait au management interculturel.

le courant était vite passé entre nous. puis nous avions commencé à nous fréquenter en dehors du cours. une amitié naissante se tissait. sa gentillesse et la proximité culturelle, ajoutés à nos centres d'intérêts communs accéléraient notre rapprochement. mais très vite, mon attirance pour elle se précisait.

cet intérêt n'a pas trouvé un écho immédiat chez elle. mes avances étaient systématiquement repoussées. je ne comprenais pas son attitude car on était devenus très proches. par la suite j'ai su qu'elle vivait une rupture difficile et douleureuse avec son mari. elle essayait de sauver son couple qui était complètement à la dérive. en vain. elle ne voulait/pouvait pas s'engager avec moi. elle était dans une tourmente affective.

son divorce consommé. une nouvelle vie commençait pour moi...

le train de la vie (3)

voilà quelques années que j'ai quitté la tunisie.

mon départ n'était pas vraiment voulu. en tout cas il n'était pas planifié. il était seulement le fruit d'un timing approprié. comme si le destin - notion qui m'a toujours été totalement étrangère - m'a joué l'un de ces tours magistraux.

j'avais une assez bonne situation professionnelle dans l'administration. malgré le poids écrasant de la bureaucratie, véritable machine à brider les Hommes et à les rejeter par la suite, et le climant d'hibernation collective qui régnait j'avais réussi à m'extraire de cet univers infernal qui a condamné plus d'un à la marginalité professionnelle et humaine grâce à la nature même de mon métier qui me mettait en contact permanent avec des acteurs étrangers. je voyageai assez souvent pour rencontrer nos partenaires institutionnels, j'assistai à des séminaires à l'étranger, prenait part à des sessions de formation... parfois, tunis était devenue une escale obligée et, paradoxalement, retrouver les pesanteurs d'une administration antédiluvienne me permettait de me resourcer dans la banalité de l'existence.

cette situation n'était pas pour me déplaire. je passai la moitié de l'année à l'étranger et l'autre moitié en tunisie parmi les miens. je m'arrangeai aussi pour ne pas partir en mission pendant l'été pour profiter pleinement du farniente estival qui nous caractérise tant.

jusqu'au jour où une opportunité intéressante s'est présentée à moi. il s'agissait de m'associer au pilotage conjoint avec une institution étrangère d'un projet de transfert des compétences dans les institutions éducatives tunisiennes. mon implication passait par un long séjour de formation à l'étranger à l'issue duquel j'allais être chargé de gérer l'antenne tunisienne du projet. l'idée était attrayante. ses avantages étaient multiples. mais je ne voulais pas abandonner le privilège de naviguer entre deux mondes en profitant du meilleur des deux. la perspective de m'éloigner de la tunisie m'effrayait. et je craignais surtout l'immensité de la responsabilité qui allait m'incomber à l'issue de ce processus. en clair, je n'étais pas prêt à passer du statut de support à celui de gestionnaire même si j'en avais les compétences théoriques. je me complaisai trop dans le rôle de conseil pour prendre de réelles responsbilités. et puis la responsabilité en soi était pour moi un concept flou. je n'en saisissais pas les contours. bref, je réalisai que ma vie allait être bousculée par l'évolution trop rapide de mes perspectives professionnelles. le "réflexe administratif" prenant le dessus, je n'étais pas disposé à franchir ce palier qui impliquait tant de changements pour moi. mon petit univers doré que j'ai patiemment construit allait voler en éclats !

l'attitude de mon chef hiérarchique était déterminante. ce haut fonctionnaire quinquagénaire, formé en france à l'ena, était pour moi un grand frère davantage qu'un supérieur hiérarchique. en lui confiant mon hésitation il m'a tout de suite sommé, dans un réflexe paternaliste, d'accepter l'opportunité qui m'était offerte. je lui assurait que je ne me voyais pas à terme gérer une structure avec des femmes et des hommes sous mon autorité directe. que cette perspective m'effrayait. il était intransigeant et ferme. et m'a quasiment enjoint d'accepter l'offre sous peine de voir mon statut dans l'administration remis en question.

puis pour calmer ma crainte, il m'a fait miroiter l'opportunité de bénéficier d'une formation de haut niveau à l'étranger dans un domaine inédit en tunisie. il me rassurait en me disant qu'elle me permettrait, si jamais mon expérience gestionnaire échouait, de prétendre au statut de formateur international dans le domaine. perspective, il faut le reconnaître, très intéressante sur les plans professionnel et économique.

après mûre réflexion, j'ai accepté l'offre. quelques jours plus tard je me suis envolé vers d'autres cieux...

Thursday, January 19, 2006

le train de la vie (2)

j'arrivai jusque-là à bien gérer les accrochages qui survenaient de temps à autre dans le groupe. j'usai de diplomatie. parfois je rappelai l'objectif premier du projet qui focalisait, il est vrai, les énergies de l'équipe. somme toute, il s'agissait d'un phénomène normal. les conflits existent partout, quelque soient les cultures. mais la situation a commencé à dégénérer lorsque le management à décidé d'imposer sa propre répartition des tâches au sein de l'équipe malgré mon opposition.

il s'en est suivi un chamboulement considérable dans la gestion des tâches. les moins compétents, auréolés de leurs nouvelles responsabilités, montant au creneau pour réclamer des changements radicaux dans la manière de travailler. les plus compétents, bridés dans une configuration de travail étroite, étaient frustrés d'être relégués au statut d'observateurs alors qu'ils étaient, quelques jours plutôt, des piliers actifs du groupe.

les conflits au sein de l'équipe étaient devenus insupportables, débordant les questions professionnelles pour contaminer les rapports humains. certains membres de l'équipe ne se parlaient plus. d'autres m'ont demandé, en tant que coordinateur de projet, de ne plus travailler avec certains. le groupe implosait...

c'était bien la preuve de l'échec de cette intrusion du management. mais la plupart des membres de ce dernier, les plus influents en tout cas, pensaient qu'il s'agissait là d'une dynamique naissante post-changement et non d'un conflit latent-patent.

de mon côté j'étais dans la tourmente. je n'arrivai plus à manager l'équipe, mon autorité était écornée, mon pouvoir s'effritait, miné par la montée au créneau d'aspirants chefs sans réelle compétence critique mais avec l'ambition dévorante d'éjecter "le grand manitou".

les anciens me manifestaient régulièrement leur solidarité. quand elle était explicite - et parfois maladroitement affichée lors des réunions de l'équipe - elle ne faisait qu'empirer les choses.

avec le temps la situation était devenue impossible. les conflits s'étaient exacerbés, notre échéancier de travail réaménagé en permanence, le client avait perdu patience et harcelait le management avec ses doléances répétées.

de mon côté je me contentai de gérer le quotidien, apaisai un tant soit peu les rancoeurs mais j'ai fini par "laisser tomber" le groupe, convaincu que le management allait réagir tôt ou tard. sur le plan éthique, ma démarche était viciée (certains de mes collègues la trouvaient vicieuse) mais j'étais convaincu qu'elle était la seule manière d'attirer l'attention d'un management devenu autiste sur une situation qui "se barrait en couilles".

il y a quelques jours j'ai été convoqué par le management. on m'a demandé un rapport détaillé sur l'avancement du projet. le rapport remis le lendemain, une autre réunion a scellé le sort du projet. l'issue en était surprenante.

la première grande décision était de dissoudre l'équipe. les plus compétents étaient externalisés chez le client. les moins compétents étaient disséminés dans l'entreprise dans des tâhes plus conformes à leur calibre. le projet était sauvé. le client n'était pas mécontant.

et moi dans tout cela ?

pendant l'inventaire solennel de ces décisions j'étais partagé entre le soulagement de voir ce calvaire se terminer et la crainte de me voir éjecté ou "frigorifié".

à ma grande surprise, on m'a annoncé que j'étais promu ! je n'en croyais pas mes oreilles ! je suis chargé de piloter une plate-forme de coordination d'un ensemble de projets pour le compte d'un client de taille intermédiaire en pleine expansion.

quelques indiscrétions plus tard, j'ai su que le management a estimé que j'avais géré au mieux une situation pourrie. ils ont loué mon courage de m'opposer à leurs décisions arbitraires mais ils avaient interprété mon acquiescement final comme une sorte de respect à la hiérarchie. enfin, ils avaient trouvé que j'ai fait preuve de beaucoup de diplomatie pour éviter le pire.

décidément, les voies du management sont impénétrables !

le train s'est arrêté. cette fois-ci il m'attend pour de bon. je ne dois pas rater cette étape importante. je dois courir, éviter le regard inquisiteur des passagers sur le quai et sauter dans le wagon !

en attendant je prend des vacances pour digérer tout cela ! et en profiter pour réinvestir un autre champ que j'ai délaissé depuis longtemps et reconquérir celle qui s'éloigne de moi petit à petit depuis des mois... mais là c'est une toute autre affaire...

Tuesday, January 17, 2006

orgie blogosphérique

j'ai trouvé brillant l'essai de définition de la "blogosphère" donné par l'un des leaders de cette "société virtuelle" pas du tout secrète, le très respecté et respectable houhou.

houhou, tu as aussi réussi à gâcher notre plaisir avec cette analyse très prétentieusement rationnelle d'un phénomène éminemment humain. ce faisant, tu tues la naïveté d'un blogueur, la fraîcheur d'un message, la spontanéité d'un commentaire.

à la place de cette réthorique, intelligente et très cohérente du reste, j'aurais défini cette "blogosphère" comme étant une orgie infinie des sens et ses sentiments. dans une orgie se mêlent les corps et les esprits, se côtoient les plastiques les plus savoureuses et les physiques les plus ingrats, s'échangent les fantasmes les plus conventionnels et ennuyeux et les perversions les plus animales dans un mélange des genres des plus éclectique. dans ce magma physique et humain, les rencontres sont improbables et l'issue toujours incertaine car on ne sait si les désirs des uns ont été exaucés ou si les fantasmes des autres ont été trompés. et souvent, on vient chercher le grâal avec la beauté canonique puis on repart avec le nirvana avec ce qui était supposé être le "boudin" de la partouze.

et l'orgie continue... n'en déplaise aux esprits bien-pensants, ces faux-puritains et prétendus pionniers qui nous assènent leurs humides pensées qui ont tant besoin d'un bon coup de karcher pour les nettoyer des moisissures du temps.

la "blogosphère" tunisienne

j'ai découvert le concept de blog par hasard, un soir à mon bureau, au moment où j'essayai de faire le bilan d'une journée rarement aussi mauvaise où se sont mêlés malentendus, conflits et synergies ratées.

je naviguais benoîtement sur la toile pour tromper mon stress quand je suis tombé par hasard sur le site de "la bologosphère" tunisienne.

je ne connaissais pas cet aspect de la toile tunisienne. il faut dire que la fréquence de mes passages cybernétiques font de moi un parfait paysan sur la toile.

en déroulant les blogs, je découvre des existences virtuelles bridées par le conformisme de la société réelle. les talents s'expriment, les passions se déchaînent, la poésie de la vie trouve là un formidable oratoire pour laisser libre cours à son verbe, parfois triste, souvent joyeux...

il y a aussi le côté "bêtisier" avec des blogs où on dit tout et n'importe quoi, au seul prétexte de la sacro-sainte liberté d'expression. mais ne dit-on pas que la liberté est illimitée et que ce qui compte est l'usage qu'on peut on faire. et puis il faut de tout pour faire un monde. on ne peut pas blâmer les cons pour leur connerie mais la connerie, qui n'a pas de limites, est aussi la preuve de l'existence de l'intelligence. pour ceux qui en doutent encore.

dans cette "blogosphère" - terme qui me gêne, je ne sais pourquoi - il semble s'y dégager des leaders, qui guident ou croient, par le ton de leurs écrits ou la supposée perspicacité de leurs propos, faire oeuvre d'utilité blogosphérique en entraînant le niveau général vers le haut alors qu'en réalité ils font du surplace un véritable "way of blogging".

il y a aussi, et ils sont rares, des personnes discrètement intelligentes, finement sensibles, expressives, vivantes, pétillantes.

il y a enfin ceux et celles qui semblent y avoir été entraînés contre leur gré et qui en prennent prétexte pour snober leur monde avec une production mièvre, pathétique et anesthésiante.

c'était mon premier vrai post contextualisé. il est, si besoin est, d'une inutilité affligeante. sauf pour celles et ceux dont la lecture au kilomètre des blogs est l'activité principale de la journée.

le train de la vie

la vie pour moi est comme un train que je rate tous les jours. j'arrive tous les matins, à la bonne heure, j'attends impatiemment et quand il arrive j'hésite à monter. la première cloche sonne et j'hésite, la deuxième suit et j'hésite encore. à la troisième, le train est déjà parti et moi j'hésite encore et toujours...

Sunday, January 08, 2006

j'aime, j'aime pas

j'aime : la fraîcheur, la sincérité, la candeur, le tact, la maladresse, l'impulsivité, l'élan

je n'aime pas : ceux qui se prennent au sérieux (et qui en rajoutent), l'apparat, la vacuité (maladroitement masquée par l'apparat), le pathétisme (sous toutes ses formes), l'attentisme, le bonheur feint

Thursday, January 05, 2006

le blog anonyme

je suis ici parce que je me cache. je me cache de moi, je me cache des autres.

pour me (re)découvrir...